04.07.2009

Climat: pas de plan B au sommet de Copenhague (ministre)

Climat: pas de plan B au sommet de Copenhague (ministre) - Environement - Actualités Rechercher sur le web : AFP - samedi 4 juillet 2009, 03h24 Climat: pas de plan B au sommet de Copenhague (ministre) La ministre danoise du Climat, Connie Hedegaard, a affirmé vendredi au Groenland qu'il n'existait pas de plan B en cas d'échec des négociations sur un accord climatique ambitieux au sommet mondial de l'ONU en décembre à Copenhague."Il est très clair que nous ne travaillons pas sur un plan B.

Nous devons obtenir un accord à Copenhague" a déclaré Mme Hedegaard à l'issue d'une réunion ministérielle de 29 pays de tous les continents pour donner un coup d'accélérateur aux négociations "trop lentes" à son avis, alors que "le temps presse" à moins de six mois de cette "échéance cruciale".Sceller un accord "consistant" représente "un défi politique et non technique" a souligné Mme Hedegaard, lors d'un point de presse à Ilulissat (ouest du Groenland), en saluant "l'esprit de volonté et l'engagement très fort des participants de s'impliquer politiquement et personnellement pour assurer le succès du sommet de Copenhague".Cette réunion informelle dans le cadre du "Dialogue du Groenland", une initiative lancée en 2005 par le Danemark dans la même ville d'Ilulissat, a "donné des raisons d'espérer" selon la ministre danoise qui a réuni pendant quatre jours quelque 29 ministres et délégués de l'Environnement."Il est possible, estime-t-elle, de parvenir à un accord ambitieux à Copenhague, même s'il y a encore beaucoup d'obstacles sur la route dont certains sont très grands", comme le soutien financier des pays riches aux pays pauvres, encore non chiffré.Les ministres ont discuté "longuement et de manière constructive" de multiples questions, certaines parmi les plus difficiles des négociations en cours sur le climat, a-t-elle ajouté, se déclarant "absolument convaincue que la confiance et la compréhension mutuelle" qui se sont dégagées "permettront d'accélérer" le processus dans les cinq mois à venir avant Copenhague.Sans mandat de leurs gouvernements, les participants se sont accordés cependant sur quatorze points, appelant à "accélérer et intensifier les négociations" pour arriver à temps à un accord sur le changement climatique à Copenhague."Le réchauffement climatique doit rester en-dessous de deux degrés, nécessitant une réduction des émissions de CO2 globales d'au moins 50% au-dessous du niveau 1990 en 2050", selon un des points de la déclaration.Les pays développés "doivent montrer un leadership crédible" sur cette voie et les pays en développement doivent "renforcer leur action" dans la lutte contre le réchauffement climatique, selon les ministres.Mais "sans argent, pas d'accord" ont-ils souligné, estimant que "des financements durables, supplémentaires et prévisibles" à ces pays, "constituent le fondement essentiel du succès de Copenhague"."Il faut que les pays riches traduisent leurs promesses et belles intentions en actes", selon Mme Hedegaard, jugeant "très crucial que les pays en développement voient bientôt qu'il y a une volonté de leur apporter des financements supplémentaires".Pour le ministre brésilien de l'Environnement Carlos Minc, interrogé par l'AFP, "on a avancé surtout pour identifier les problèmes comme les sources de financement pas claires et insuffisantes"."Les pays développés nous demandent des efforts supplémentaires alors qu'ils n'ont pas appliqué eux-mêmes le protocole de Kyoto" selon M.

Minc, ajoutant que "tout le monde attend que les pays développés lancent un signal bien fort" pour aider les autres, car "ils portent la plus grande responsabilité".Le haut responsable du climat à l'ONU, Yvo de Boer, a estimé pour sa part qu'"un bon résultat" à Copenhague était "possible à atteindre"."La liste des questions politiques-clés à résoudre n'est pas très longue", a-t-il indiqué à l'AFP, ajoutant que "nous avons besoin de clarté sur les objectifs de pays riches, sur les efforts des pays en développement pour limiter la croissance de leurs émissions et sur le financement" pour entre autres aider ces derniers à s'adapter aux conséquences du réchauffement.

Source:
http://news.fr.msn.com/environnement/article.aspx?cp-documentid=148348559